Saturday, June 24, 2017

Lecture à éviter : « Franc-maçonnerie, l’effroyable vérité » de Stéphane Blet

Par LLP


On l’attendait avec impatience l’extraordinaire livre de Monsieur Stéphane Blet. Ce dernier annonçait depuis un long moment déjà la sortie imminente d’un livre sur la franc-maçonnerie qu’il affirmait être révolutionnaire et riche de secrets jamais révélés à ce jour. On allait voir ce que l’on allait voir. Le livre a enfin été publié aux éditions Kontre-Kulture, avec plus ou moins de retard, mais enfin édité. L’objet en lui-même est raté, couleur bleu foncé très sombre, quatrième de couverture illisible, le texte est parsemé de coquilles avec une utilisation très régulière de petites majuscules dans le corps du texte ce qui rend la lecture pénible. Ce qui est encore plus choquant, c’est la petitesse du livre, moins de 120 pages pour un format de 19 par 13 cm. Le tout à 15 € ! Ce livre ne contient pas 150 000 caractères et ils ont eu le culot de le mettre en vente à 15 €. Pour cela, ils ont dû recourir à un titre très racoleur, "Franc-maçonnerie, l’effroyable vérité". Ma foi pourquoi pas, à condition toutefois d’apprendre au moins quelque chose de nouveau.

Disons d’emblée que le livre de Stéphane Blet est nul, on ne compte plus les erreurs… L’une d’elles, venant d’un prof de musique au Conservatoire de Paris, compositeur renommé et interprète internationalement reconnu, nous a fait sursauter : l’histoire bidonnée de l’enterrement, soi-disant « spécial », réservé à Mozart ! En fait, Mozart a eu un enterrement dit de « troisième classe », comme c’était le cas pour tout moyen-bourgeois de son époque. Il a eu une messe d’enterrement puis a été enseveli dans une fosse anonyme contenant 16 corps, En parfaite conformité avec la loi promulguée par l’empereur Joseph II (son ami : Mozart avait le titre de « musicien impérial ») par mesure de salubrité : une épidémie de choléra sévissait alors et il fallait éviter qu’il y ait, dans le cimetière, une affluence qui pouvait être une source de dissémination d’agents pathogènes en ville. Même chose pour le peu de gens qui ont suivi le cortège : l’empereur avait limité les déplacements de foule dans les cimetières. Las but not least, il y eut bien au moins un franc-maçon parmi ceux qui suivirent le convoi funèbre ! Certes, Mozart aurait pu bénéficier d’un grand enterrement, mais il habitait alors à Vienne, une ville où il était détesté pour ses idées, pour ses dettes de jeu, etc. En effet, Mozart était accablé par de très importantes dettes de jeu qui lui valurent l’aversion et l’hostilité de nombre de ses amis. Rappelons qu’il n’était pas autrichien, mais sujet du Saint Empire germanique ! Ses amis y organisèrent néanmoins une semaine après sa mort un grand office religieux où on interpréta son Requiem et il y en eut un autre à Prague, réunissant des milliers d’admirateurs.


Autre fake news plus grave, car portant sur la doctrine maçonnique qu’il est censée connaître par cœur ! Stéphane Blet croit savoir que LPD a comme signification ultime la formule anti-royaliste « Foule aux pieds les lis ». Ce serait un des grands mystères inconnus de la maçonnerie, un truc totalement caché au public. Manque de bol, si « LPD » existe bien (liberté de passer, liberté de penser, etc.), la traduction qu’en donne Blet ne provient pas des archives maçonniques largement fouillées par Bernard Faÿ sous Vichy et ailleurs, mais d’un roman à succès d’Alexandre Dumas consacré à Cagliostro, « Joseph Balsamo », décliné plus tard sous la forme de téléfilm ! C’est Dumas qui l’a inventée de toutes pièces pour les besoins de son intrigue ! Tu parles d’un « secret ultime » : c’est une invention de romancier, connue de tous les amateurs sérieux depuis le XIXe siècle !


Disons-le tout de go, Blet est vraiment mauvais : tout au long du XVIIIe siècle, la maçonnerie a fonctionné sans les rites de perfection qu’a apportés le REAA (rite écossais ancien et accepté) de Ramsay : il n’y avait alors que les grades d’apprentis, de compagnons, de maître, point final. Ce sont ces grades limités que l’on retrouve aujourd’hui dans le rite français, très pratiqué notamment dans la GLNF (c’est en outre le rite de son grand maître J-P Servel) mais surtout, d’une autre manière, beaucoup plus laïciste, au GODF dont il représente aujourd’hui le rite officiel ! Ce n’est donc pas le REAA qui est le rite officiel du GODF, mais le rite français ! Or dans ce rite on ne trouve pas de Kaddosh, etc., c’est un retour à la période de l’avant-écossisme, quand les loges dites bleues constituaient l’essentiel de la maçonnerie, avec une limitation stricte des loges de perfection (limitées à quatre, en général, et non pas à 30 comme dans le REAA). Comment Blet explique-t-il, si le REAA est « plus épouvantablement juif et menaçant », qu’il ne soit pas celui que met en avant le GODF et qu’au contraire, le retour vers la période pré-écossiste soit en ce moment en vogue ?


Ce que dit Blet est d’ailleurs en totale contradiction avec ce que disait Papus, dont il se réclame avec ferveur, car Papus estimait dans "Ce que doit savoir un maître maçon", que l’écossisme était la vraie base spirituelle de la maçonnerie, tandis que tout le reste ne serait que du maçonnisme de bas étage pour matérialistes, athées et laïcistes, en particulier le rite français !

Le très antisémite Stéphane Blet qui passe son temps sur sa page Facebook à insulter les juifs a pour objectif, dans ce livre, d’ « enjuiver » totalement la franc-maçonnerie, afin de rendre les juifs seuls responsables de toutes les magouilles de cette mafia, dédouanant au passage toutes les autres catégories de maçons. Pourtant, Dieu seul sait que l’on peut citer ici des centaines de francs-maçons catholiques ou musulmans qui n’ont strictement rien à voir avec le judaïsme et qui ont pourtant magouillé et continuent de le faire. Sa stratégie ridicule, son grand secret, son arcane royal, est en fait celui de remplacer les illuminati, la secte d’Adam Weishaupt, tout simplement par le B’naï B’rith ! Il ne s’en cache même pas, le chapitre huit porte bien son nom à la page 55 : "Vous cherchez les illuminati ? Oubliez-les, voici les B’naï B’rith !"

Le reste du livre n’est que remplissage et broderie grossière afin d’essayer d’en faire dépasser les 100 pages et pouvoir le vendre à plus de 12 €. Prenons pour exemple le chapitre "Le terrible jeu des citations" à la page 111. C’est un copier-coller d’un nombre connu de citations que l’on peut retrouver sur Internet très facilement. Quant au chapitre concernant les mots de passe et autres secrets dévoilés, ils sont connus des curieux depuis plusieurs siècles déjà. On le voit également à la fin de cet ouvrage, juste après la table des matières, photographié avec son tablier de maçon en train de faire quelques gestes ridicules. Nous déplorons seulement l’absence de tous ses diplômes occultistes accrochés chez lui sur ses murs et qui prouvent son appartenance aux pires sectes ésotéristes satanistes comme la Golden Dawn, l’OTO… D'ailleurs, il évitera soigneusement de parler de satanisme et de son expertise concernant Aleister Crowley qui se faisait lui-même appeler "The beast", bisexuel, amateur de sorcellerie, de drogues en tous genres, de sacrifices rituels d’enfants et dépravé sexuel notoire assumé ! Par contre, il ose citer Aleister Crowley comme étant un grand penseur de la tradition au même titre que René Guénon ou Julius Evola ! Ce qui est en soi une insulte inqualifiable surtout lorsque l’on sait ce que ces deux grands traditionalistes pensaient de cet escroc et agent double de la couronne britannique qu’est Aleister Crowley (lire le courrier de René Guénon à Julius Evola écrit au Caire le 29 octobre 1949. Cf. nos 4 articles sur la question ici) !

On trouve ici et là dans ce livre quelques preuves de l’appartenance de Monsieur Stéphane Blet à ce monde interlope de l’occultisme maçonnique parisien, notamment quant au fait de différencier Satan de Lucifer ! Concept qu’aucun croyant orthodoxe ne peut comprendre, lui qui se dit catholique (sic).

Bref, tout ceci pour en arriver à cette conclusion. Ne pas tomber dans ce piège grossier fomenté par Soral et ses nouveaux amis. D’autant que Monsieur Stéphane Blet a comme amis un grand nombre de juifs comme Jean-François Kahn… Lui l’ami intime de Pierre Bergé qui nous la joue dissident ! Il est fort probable qu’il joue un rôle, un jeu d’acteur fort médiocre au demeurant et ce livre indigent en est encore une fois une preuve supplémentaire. Rappelons également que son ami Alain Soral a tenté une initiation maçonnique en 2006 selon sa sœur (lire son dernier livre Frangin). Si vous voulez vous instruire sur le sujet de la franc-maçonnerie, nous vous invitons à lire le dernier ouvrage, autrement plus sérieux, de Johan Livernette par exemple, "La franc-maçonnerie, 300 ans d’imposture", un gros pavé, offrant dix fois plus d’informations précieuses. Nous vous invitons également à lire les livres de Monsieur Olivier Roney concernant Gustave Flaubert et la franc-maçonnerie, le GODF en particulier… Surtout ne pas perdre votre temps à lire ce Que sais-je ? médiocre et sans intérêt.

Source : http://www.lelibrepenseur.org/lecture-a-eviter-franc-maconnerie-leffroyable-verite-de-stephane-blet/

Wednesday, June 21, 2017

Le vrai visage du bouddhisme

Conférence de Marion Dapsance, auteure du livre 
"Les dévots du bouddhisme".



Pour éviter les publicités intégrées dans les vidéos, vous pouvez utiliser, par exemple, le navigateur Firefox avec son module gratuit Adblock. 




Friday, June 16, 2017

Goat Yoga




Les chèvres remplacent des gourous qui se retrouvent au chômage sans percevoir les confortables indemnités (5599 euros par mois) versées par Pôle Emploi aux députés devenus chômeurs après leur défaite aux dernières élections.








Tuesday, June 13, 2017

Le pape noir et les satanistes


Q
uand de plus en plus de témoignages et d'enquêtes crédibles révèlent les crimes pédo-sataniques de l'élite, Arturo Sosa Abascal, général de l'ordre des jésuites que l'on appelle communément le « pape noir », est-il crédible en déclarant : « le diable est une figure symbolique créée par nous » ?

Arturo Sosa Abascal ne cache pas qu'il est, comme les francs-maçons, favorable au mondialisme et au remplacement des peuples par les masses multiethniques. 

De plus, le prétendu vicaire du Christ, toujours à l'instar des francs-maçons, incite les chrétiens à douter de l'enseignement christique : « (...) il serait nécessaire, dit le pape noir, de commencer une vraie réflexion sur ce que Jésus a vraiment dit… A son époque, personne n’avait un magnétophone pour enregistrer ses paroles. On sait que les paroles de Jésus doivent être replacées dans leur contexte, elles sont exprimées dans une langue, dans un environnement spécifique, elles sont adressées à une personne en particulier… »


Laurent Glauzy reprend le combat de Don Luigi Villa, fils spirituel de Padre Pio et ancien agent de renseignement du Vatican, en dévoilant l’influence satanique des « papes » depuis « Vatican II » et le pédo-satanisme de l'élite maçonnique.



Laurent Glauzy – B.P. 25 – 91151 Etampes Cedex 



Laurent Glauzy est l'auteur de « Pédo-satanisme et Franc-maçonnerie : l'autel des élites » et de « Une élite sataniste dirige le monde », entre autres.


L’abbé Villa


Don Luigi Villa, le « fils spirituel » de Padre Pio, est décédé le 18 novembre 2012, à l’âge de 94 ans. Prêtre originaire du nord de l’Italie, docteur en théologie, il fut directeur-fondateur du mensuel Chiesa Viva, paru la première fois en septembre 1971. En 1956, l’abbé Villa rencontra Padre Pio à San Giovanni Rotondo. Le « prêtre aux stigmates du Christ » lui demanda de se consacrer à la défense de l’Eglise contre la Franc-maçonnerie. Le pape Pie XII approuva la mission. L’abbé Villa fut placé sous la direction des cardinaux Alfredo Ottaviani, préfet du Saint-Office, Pietro Parente et Pietro Palazzini. Ces hommes d’Eglise de grande intégrité morale devaient communiquer de nombreux secrets à l’abbé Villa remplissant la fonction d’agent de renseignement contre les loges.

Lire l'article de Laurent Glauzy « Paul VI, le pédo-criminel : révélations d’un ancien agent des services de renseignement du Vatican ».



Monday, June 12, 2017

Henri Guaino jeté par « l'électorat à vomir » de Paris




"L'électorat qui a voté dans la 2e circonscription de Paris, est, à mes yeux, à vomir", a dit le député sortant qui a houspillé "les bobos d'un côté qui sont dans l'entre-soi, dans l'égoïsme", et puis "la bourgeoisie traditionnelle de droite qui va à la messe, envoie ses enfants au catéchisme et qui vote pour un type qui pendant 30 ans, s'est arrangé, a triché par tous les moyens. Voilà, c'est tout, j'ai voulu aller jusqu'au bout, je suis allé jusqu'au bout".

Le type dominant de « l'électorat à vomir » est le pashou (pashu). Le pashou, selon la tradition, n'adore que son pasha, son lien, dont il fait son « dieu ». C'est le type de l'esclave grossier et matérialiste de notre époque.

Et, toujours d'après la tradition, le type dominant des « élites » est le marout. « La notion de marout est l’un des tragiques arcanes de l’ésotérisme politique, celui-ci se comprenant mieux sous l’optique shivaïte que chrétienne. Les brahmanes disent que lorsque Shiva (= la Providence, le Destin) veut rabaisser une nation, caste ou famille régnante, il place à la tête de cette nation, caste ou famille, un marout qui en deviendra le chef ou l’épouse du chef. Ne possédant par nature qu’une âme pourrie, cet être hybride contaminera les hautes sphères de la société par exemple, ou les arts ou la religion, et le déclin deviendra inéluctable si des hommes n’extirpent à temps le marout. » (J. L. Bernard)



Depuis le mois de Mai 2017, les Français sont 
les sujets d'Horus-Apophis, le Très-Bas 
(Emmanuel Macron se dit « jupitérien »)

Les arcanes contre-initiatiques de l'oligarchie ont
permis l'avènement d'un monarque séthien, Horus-Apophis.
(MONARQUE ou MONARC(H) avec les lettres M.A.C.R.O.N.) 

Sunday, June 04, 2017

Luciférisme et sacrifices rituels dans la haute finance

Alexandre Lebreton, auteur du livre « Mk- Abus Rituels et Contrôle Mental », a mis en ligne la vidéo-témoignage de Ronald Bernard (sous-titrée en français).

« Ronald Bernard, précise Alexandre Lebreton, est un homme d'affaires néerlandais ayant navigué dans les hautes sphères de la finance internationale. Dans son témoignage d'une quarantaine de minutes pour le média De Vrijeil explique comment il avait mis sa conscience et sa morale au "congélateur", dit-il, afin de pouvoir pratiquer son business sans désagréments psychologiques (un mécanisme de survie). Il dit que son parcours professionnel dans ces réseaux bancaires était censé faire de lui un véritable psychopathe... C'est une fois entré dans les cercles les plus profonds, qu'il a pris conscience de l'horreur du milieu dans lequel il évoluait. Selon lui, la plupart des gens qui naviguent dans ces milieux élitistes sont Lucifériens, ils pratiquent les messes noires et les sacrifices de sang. C'est lorsqu'on l'a "invité" à participer aux sacrifices d'enfants, ce qu'il a refusé, que sa conscience s'est "décongelée"... Son témoignage décrit la mentalité tordue, manipulatrice et sans états d'âme, des financiers psychopathes qui siègent sur le "toit du monde".

La vidéo qui suit est la traduction française de la partie où il évoque les pratiques lucifériennes et sataniques qui sont courantes chez ces gens là... qui bénéficient donc d'une aide surnaturelle dans leur quête de domination mondiale. Un témoignage choc dédicacé à Emmanuel Macron qui a fait "ses armes" dans la haute finance, chez les Rothschild... »






SOURCE :
http://mk-polis2.eklablog.com/luciferisme-et-sacrifices-rituels-dans-la-haute-finance-temoignage-d-u-a130009668


D'après des textes sacrés du lamaïsme, la vénération des entités subtiles, qui se délectent du sang humain, apporte le bonheur suprême.


Le poignard rituel (phurba) des occultistes du toit du monde.

Dans « Mk - Abus Rituels et Contrôle Mental », Alexandre Lebreton rappelle qu'un texte sacré du bouddhisme tibétain, « le Tantra de Kalachakra, la ‘‘Roue du Temps’’, contient un traité d’alchimie et de démonologie. Voici ce qui est écrit à la Strophe 125 : ‘‘La consommation de matière fécales et d’urine, de sperme et de sang menstruel, mélangés à la chair humaine, prolonge la vie. Ce sont les cinq ingrédients qui entrent dans la composition des pilules de nectar (…) La consommation des cinq chairs, avec du miel et du ghee, met fin à toutes les affections.’’ À noter que dans ce même texte, il est indiqué à la strophe 154 qu’une vénération des entités subtiles ‘‘apporte le bonheur suprême’’ : ‘‘Les serpents, les démons, les planètes qui influencent les hommes, les Nâga maléfiques qui se délectent du sang humain, le gobelin Kushma, les déités tutélaires des lieux, les vampires, les esprits qui causent l’épilepsie et les Garuda peuvent apporter le bonheur suprême, s’ils sont vénérés dans un mandala.’’



Friday, June 02, 2017

Le pape François et Donald Trump



En compagnie du cardinal philippin Luis Antonio Tagle, le pape (ou antipape) fait un prétendu "cornuto", le signe de reconnaissance des adversaires du Christ, notamment des satanistes.

La photo du "cornuto" papal n'a pas échappé à l'illustre internaute et twitter invétéré Donald Trump. Ce dernier a-t-il voulu confondre le pape en utilisant le geste de reconnaissance des francs-maçons-Illuminati-satanistes qui se fait avec la main – la fameuse poignée des francs-maçons ; ce qui leur a valu d'être surnommés les « frères la gratouille » par François Mitterrand ?



En réalité, la vidéo est un montage fabriqué de toute pièce pour l'émission humoristique de Jimmy Kimmel.



Faux cornuto et véritable geste de la langue des signes signifiant "Je vous aime".



Wednesday, May 31, 2017

Insurgez-vous !





Le message fort d'un prêtre insurgé 
qui réveille nos consciences 
(extrait) 


"Les tragédies des guerres, du terrorisme et de la misère jettent des milliers d'hommes, de femmes, d'enfants sur les rives de la Méditerranée, aux portes de l'Europe. Ils arrivent par flots continus, ces frères humains qui deviennent la proie des passeurs et tentent de traverser la mer sur des bateaux de fortune. Quinze mille d'entre eux se sont déjà noyés dans cette Méditerranée, berceau de notre civilisation et lieu de rencontre entre les hommes depuis l'aube des temps. La mer est aujourd'hui devenue sépulcre. L'Europe qui ne veut pas être envahie par les hordes des réfugiés ergote sur le nombre de ceux qu'elle peut accueillir. Il ne s'agit certes pas d'accueillir la misère du monde sans avoir de solutions à lui offrir. Mais au moins s'agit-il de ne pas se tromper sur le premier geste à accomplir : les empêcher de mourir.

Essayons de comprendre comment tout cela est né. L'abbé Pierre disait depuis fort longtemps : Comment voulez-vous empêcher les pauvres du monde de venir alors que les écrans de télévision partout dans les pays les plus pauvres exposent de belles voitures, de belles maisons et de jolies piscines bleues. Eux n'ont rien mais ils voient que cela existe ailleurs. C'est un aimant irrésistible. C'est aussi un orgueil des pays riches et puissants qui cherchent à démontrer au monde leur supériorité. Nous sommes les plus beaux et les meilleurs. Ne nous étonnons pas que tout ceci devienne un mirage pour les pauvres du sud. C'est une motivation pour partir.

Il ne faut jamais perdre de vue que l'Afrique est un continent oublié. Il a été pillé jadis d'un point de vue humain avec la traite, et pas toujours bien traité avec la colonisation. Aujourd'hui il est en passe de devenir un continent oublié de la mondialisation. Comment voulez-vous que les Africains ne se disent pas : « Bon, si chez eux c'est si beau que cela, j'y vais et par tous les moyens ! »

Comment ne pas en vouloir à cet Occident qui a été capable, en un éclair, de sortir l'Europe de ses ruines après la Seconde Guerre mondiale mais pas d'établir un plan Marshall pour relever l'Afrique ? Au lieu de quoi on l'a laissée sombrer dans le chaos. On y a même contribué notamment en traçant des frontières arbitraires issues de la décolonisation, et propices aux guerres ethniques. Aujourd'hui, on reste irrespectueux des modes de vie, des Africains, de leurs traditions, de leur histoire. L'Occident se montre condescendant envers l'Afrique. Le constat est sévère mais il est vrai. On ne ressent pas un discours d'égal à égal vis-à-vis du continent africain.

Il faut en rester à des choses simples. Pour développer l'Afrique, il est quelques principes de base, compte tenu de son immensité et de la pauvreté de ses populations. Il faut d'urgence construire des routes, des chemins de fer, des écoles, des hôpitaux et des dispensaires partout où il n'y en a pas et promouvoir l'accès à l'eau potable dont dépend la santé, sans oublier de favoriser le développement harmonieux de l'urbanisme en lieu et place de son développement anarchique. Si vous ne me croyez pas, allez donc vous promener à Tana, Lagos ou Nairobi et vous comprendrez ! Seulement, toutes ces actions avancent bien trop lentement !

— Peut-être les riches trouvent-ils plus commode de piller que d'aider ?

— Exactement. Et c'est comme au temps des conquistadors d'hier ! Les « néo-pillards » du nord trouvent sur place des complices pour extorquer, dominer, exploiter leurs peuples. Un million de tonnes de bois de rose de Madagascar est exporté illicitement. Et ce sont quelques notables sans scrupule et quelques marchands chinois sans état d'âme qui en tirent profit.

— Comment expliques-tu cette condescendance qui perdure vis-à-vis de l'homme africain ?

— Il faudrait changer l'homme ! L'être humain est ainsi. Par nature, il tend à vouloir dominer. Jusqu'à aujourd'hui, on considérait même que c'était là le moteur du progrès être plus fort que l'autre, dominer l'autre !

— Ainsi l'arrogance de la colonisation n'est pas morte ?

— Pas tout à fait. Mais c'est aujourd'hui davantage une condescendance qu'une arrogance. Certes il y a bien des gens qui viennent travailler ici dans un bon esprit , pour faire le bien, en respectant l'autre, hélas ce ne sont pas les plus nombreux.

— Même dans l'humanitaire ?

— Dans l'humanitaire, c'est comme partout. Certains font cela pour se sentir exister. On les dote de gros moyens. Ces moyens sont nécessaires, à condition de ne pas s'en servir dans un esprit de supériorité. Il y a plus grave encore. La plupart de ces « experts » ne connaissent rien ou peu des traditions et des cultures. Ils causent, ils causent. La seule façon d'avancer, c'est en développant des micro-projets qui rencontrent l'adhésion. L'agriculture, par exemple, est une des grandes chances de l'Afrique et de Madagascar, et les paysans représentent 80 % des habitants. Mais on ne développe pas des micro-projets à grande échelle avec les paysans. Résultat, c'est un zéro pointé. On en reste aux théories et aux discours. Les discours sont la maladie endémique ici en Afrique. On est capable de répéter des centaines de fois les mêmes choses et rien n'avance ! On préférera toujours être l'intellectuel, celui qui pense plutôt que celui qui se retrousse les manches. Pourtant, à notre mesure, à Akamasoa, nous l'avons fait, FAIT ! Routes, évacuations, maisons, cultures, reboisement et même cimetières pour enterrer nos morts. Ce que nous avons fait avec nos petits moyens, beaucoup d'autres pourraient le faire, avec de gros. Il y faut la volonté, le courage et l'âme. La plupart de ceux qui travaillent ici sont des Malgaches et on avance, avec une tonne de problèmes, certes, mais on avance. Attention, la faute n'incombe pas seulement aux pays du nord. Les élites locales aussi, corrompues, égoïstes, refermées sur elles-mêmes."






Dans un monde en manque de repères, nostalgique de grandes figures comme l'abbé Pierre, mère Teresa ou sœur Emmanuelle, le père Pedro apparaît comme leur successeur. On connaît le combat qu'il mène depuis près de trente ans contre la pauvreté à Madagascar à travers son association Akamasoa. On connaît sa bonté, sa générosité, son amour mais aussi son caractère volcanique, son franc-parler, ses saintes colères.

Voici un manifeste et un livre de réflexions sur des sujets qui lui tiennent à cœur - l'école pour tous, la question des réfugiés, la guerre sainte et la mort, la décadence des politiques, la place des femmes, la démocratie, etc. -, dans lequel le père Pedro conjugue ses interrogations, ses convictions, ses indignations.


Monday, May 29, 2017

Damcho Dyson, du lamaïsme au BDSM




Damcho Dyson, s'est lassée de sa vie de nonne bouddhiste soumise durant 10 ans à un gourou lamaïste (maître dans l'art tibétain du bondage mental et aussi grand fornicateur devant le Bouddha éternel). 

Après avoir quitté son monastère, situé dans le sud de la France, elle décide de devenir à son tour maître, ou plus exactement Maîtresse ou Domina, c'est-à-dire une sorte de gourou du BDSM (Bondage, Discipline, Sado-Masochisme). 

Le BDSM serait-il une forme occidentalisée du lamaïsme ?


Pour l'ex-nonne bouddhiste, une tenue en latex est comparable aux vêtements monastiques.

Pour en savoir plus, lire « Fétiche, BDSM et Eveil » dans "Engage, 
The Voice of the Buddhist Precariat" (en anglais) :

Sarkozy, Hollande, Macron et bondage "démocratique", 
les Français sont-ils masochistes ?

Thursday, May 25, 2017

Réunion mondiale de la franc-maçonnerie à Antananarivo

Aujourd'hui, jeudi de l'Ascension, les représentants des obédiences maçonniques internationales se retrouvent à Madagascar.


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Le secret maçonnique

Selon le prof. Lozac'hmeur, les francs-maçons œuvrent à l'avènement d'un monde totalitaire et résolument prométhéen. « Cette civilisation aura pour objectif la divinisation de l'Homme par le développement des sciences et des techniques. Dans cet univers globalisé d'où famille et patrie auront disparu, on pratiquera l'eugénisme et l'euthanasie. L'individu, libéré des règles de la morale, pourra s'adonner aux passions les plus viles. Quant aux religions, elles auront été unifiées au sein d'une « Eglise Universelle » ayant pour loi la « religion de Noé » chère aux Kabbalistes. [...] »


Les origines occultistes de la franc-maçonnerie 

Professeur Lozac'hmeur










Wednesday, May 24, 2017

Le Vénérable W.

Cannes 2017

LE VÉNÉRABLE W
Un documentaire de BARBET SCHROEDER, 
dernière partie de sa trilogie sur le Mal. 


"Le Vénérable W." dresse le portrait de Ashin Wirathu, moine bouddhiste.


"La curiosité intellectuelle de Barbet Schroeder est sans limites. En témoigne une filmographie où le cinéaste s’est intéressé à tous les états extrêmes de l’humain, avec un regard d’anthropologue quand il faisait des fictions, et de cinéaste nourri aux classiques hollywoodiens quand il signait des documentaires. 

Barbet Schroeder a présenté "Le Vénérable W". comme le film le plus fou qu’il ait jamais réalisé. Ce qui met la barre assez haut venant de la part d’un globe-trotter qui a posé sa caméra pour observer à peu près tous les tabous, transgressions, pathologies et violences recensés sur les quatre continents, toujours dans le présent du tournage. 

"Le Vénérable W." n’est rien d’autre que la dernière partie de sa « trilogie sur le Mal », après un documentaire consacré au dictateur ougandais Idi Amin Dada en 1974 et un autre sur Jacques Vergès et plus généralement la question du terrorisme, L’Avocat de la terreur (2007). A chaque fois il s’agit de donner la parole à un homme qui incarne ou diffuse des doctrines de mort et de haine, la négation de l’humanisme. 

"Le Vénérable W." dresse le portrait de Ashin Wirathu, moine bouddhiste qui détourne le message de sa religion pour stigmatiser la communauté musulmane en Birmanie et militer pour un boycott économique et des lois discriminatoires contre les Rohingyas, musulmans venus du Bangladesh et de confession sunnite. 

Lors de prêches à travers le pays, devant des foules galvanisées, ses paroles haineuses exploitent les peurs des birmans, saisissent l’occasion de fait-divers ou de tensions ethniques pour déclencher des explosions de violence, des massacres de populations et la destruction de villages entiers. Islamophobe, raciste, nationaliste, Wirathu injecte avec une morgue terrifiante le poison de la haine et de l’intolérance dans le peuple birman et le bouddhisme. Cette religion sans dieu et profondément pacifique est elle aussi rattrapée par le fanatisme violent qui a contaminé d’autres croyances religieuses à un moment donné de leur histoire. 

Schroeder s’approche d’un monstre, d’un salaud radical et lui donne la parole, avec une technique de mise en confiance dans laquelle il est passé maître. Il le contredit et dévoile ses mensonges et manipulations par la force du montage et de témoignages des moines ou de spécialistes de la région. Barbet Schroeder donne un nouveau visage au Mal, tel qu’il fut incarné par Hitler et d’autres chefs sanguinaires au cours du XXème siècle. 

"Le Vénérable W." est glaçant et salutaire, c’est aussi l’un des nombreux films de ce Festival de Cannes, tous genres confondus, à décrire un état de chaos et un monde au bord de l’apocalypse."

Olivier PERE


Source :

Tuesday, May 23, 2017

Une étrange photo fait le buzz



Après la photo de Macron intronisé « Grand Valet de Mammon » devant la pyramide du Louvre composée de 673 (666 + 7) carreaux de verre, une autre photo interpelle les internautes.

Photo prise lors de l'ouverture du centre anti-extrémisme à Riyad, elle montre le président américain, le roi Salmane et le président égyptien Abdel Fatah al-Sissi les mains sur un globe terrestre.

Un internaute écrit : « La scène rappelle les meilleurs Comics où les méchants préparent la conquête du monde dans un rire bruyant... »



Monday, May 22, 2017

La CIA a inventé le terme « théorie de la conspiration » en 1967

La CIA a inventé le terme « théorie de la conspiration » en 1967, une « arme de guerre psychologique », et a mis en place des opérations pour discréditer « l'opposition » à la propagande officielle.


Suite au scepticisme public vis-à-vis les conclusions de la CommissionWarren sur l'assassinat du président John F. Kennedy, la CIA a envoyé une directive détaillée à tous ses bureaux, Intitulé " Counter Criticism of the Warren Commission Report ", ce document a joué un rôle définitif en faisant de la «théorie de la conspiration» une arme utilisée contre les individus ou groupes qui remettent en question les programmes et activités clandestins du gouvernement.


La directive " CIA Document 1035-960 ", obtenue via le Freedom of Information Act (FOIA) par le New York Times en 1976, définit une série d'actions et de techniques détaillées pour contrer et discréditer les allégations des "théoriciens du complot", de façon à empêcher la circulation de ces théories dans d'autres pays. Par exemple, s'approcher de "contacts d'élite amicaux" (en particulier les politiciens et les rédacteurs en chef ) pour leur rappeler que l'intégrité et la solidité de la Commission Warren devraient être prioritaires.


Le document suggère la technique du "troll", soit d'utiliser des propagandistes (au sein du corps politique et médiatique) pour générer de fausses informations ou pour créer des polémiques qui visent à discréditer les théories du complot. Il suggère aussi de s'attaquer à la crédibilité du "propagandiste" (témoin) en lui accolant de faux statuts ou de fausses activités (motivé par des ambitions politiques obscures et par des intérêts financiers dans la promotion des "théories de la conspiration").


Aujourd'hui, plus que jamais, les commentateurs politiques et les médias d'actualité occupent des positions puissantes pour manipuler l'opinion publique, utilisant des techniques ressemblant étroitement à celles énoncées dans le document 1035-960 de la CIA.